MARSEILLE
MARSEILLE est un projet en soi. Inscrit sur le temps long, il puise sa source depuis ce tout premier franchissement du tunnel des Treize Vents sur l'A55, à cet instant précis où la ville saute aux yeux et livre un panorama époustouflant.
Face à nous, les tours de la Viste, sur la droite, les grues du port et la rade évidemment. En avançant encore un peu, on se rend compte peu à peu de l'immensité de la ville avant d'approcher le centre, avec Notre-Dame-de-la-Garde en repère inamovible.
La première impression est saisissante et crée une sorte de vertige. Tout est là. la puissance de Marseille, la mer Méditerranée, les collines, la fameuse Bonne Mère et toutes les idées reçues qui nous conditionnent.
Marseille ne peut se comprendre réellement qu'en navigant à différentes échelles. Elles démarrent dans la rue en marchant, en regardant les façades, en sentant le soleil mordre la peau, puis en conversant avec ses voisins, parfois sous le bruit des klaxons et des accélérations de scooters. Les rires qui éclatent et les marteaux-piqueurs de cette ville sans cesse en travaux donnent aussi le rythme. Les ambiances changent au fil des quartiers et des heures de la journée. Marseille compte 111 villages réunis et je crois qu'il y a autant de façons de vivre cette ville.
Et puis un jour, par curiosité, on décide d'aller au Vélodrome voir un match, et là on comprend pas mal de choses. On comprend qu'une ville aussi cosmopolite peut se retrouver et s'unir au moins une fois par semaine sous un même étendard. Par les temps qui courent, c'est rassurant. Le vivre-ensemble existe ici au moins et résiste encore dans la ville.
MARSEILLE c'est tout ça, c'est une identité, c'est une fierté, c'est un grand mélange de cultures.
Le projet part de la ferveur d'un stade visible de l'espace puis parcourt les rues, les quartiers, les survole, les cartographie.
C'est un assemblage de sens qui constitue une grande archive destinée à être consignée et rendue aux Marseillais.









