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BIO

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Details

Roland Grunchec est né face à l'océan, en Bretagne, l'horizon en ligne de mire.

 

Gamin, il voulait être explorateur, glaciologue pour voir et comprendre ce qu'il y a plus loin. Il a fait de sa vie une exploration permanente, et d'un territoire à l'autre, toujours la même idée : trouver l'angle que personne d'autre n'ose prendre.

Géographe et cartographe de formation, il passe cinq ans à étudier les fonds marins de Méditerranée : relevés, cartographie sous-marine et préservation de l’environnement.

 

C'est cette même exigence de précision qui le pousse, en 2006, vers la photographie aérienne : capter un territoire non plus sur une carte, mais en image,nourri par les images de Yann Arthus-Bertrand et de Sebastião Salgado, dont le travail vu du ciel l'a marqué depuis toujours .

Il reprend alors la société Helios Image, et apprend seul un métier de photographe dont il ne connaît rien, sans école, sans mentor, à coups d'essais et d'échecs.

Il glisse son objectif d'abord depuis un ballon captif gonflé à l'hélium. Rapidement freiné par le mistral et les limites techniques de la structure, il découvre l'hélicoptère et rencontre, la même année, le pilote Jean-Christian Reybaud. Vingt ans plus tard, ils volent toujours ensemble.

Les années qui suivent, il photographie depuis la terre et le ciel les grands chantiers qui transforment Marseille comme le métro de la Blancarde, les zones portuaires, et les quartiers en pleine mutation. Une matière qu'il appelle son « archéologie du futur » : archiver, depuis le ciel, l'état d'un territoire à un instant donné, avec la conscience qu'il aura déjà changé demain.

Cette recherche du point de vue inédit, il la transpose bientôt au sol, sur les terrains de sport. Formule 1, rugby, tennis, patinage artistique, cyclisme, rallye et surtout dix saisons auprès de l'Olympique de Marseille (2009-2019).

Là où tous les autres photographes restent assis au bord du terrain, lui s'allonge sur la pelouse, comme au tir, pour changer la perspective. La même idée le pousse, quelques années plus tard, à passer quatre heures suspendu au-dessus d'un ring de boxe pour un seul top shot, en hommage à Neil Leifer et à sa photographie mythique du combat Ali-Liston.

Puis, en 2016, il réalise depuis l'hélicoptère de Jean-Christian le premier top shot du stade Vélodrome. Une image prise à la verticale, sur la tranche, à plusieurs centaines de mètres d'altitude, devenue virale.

Toujours cette même question : et si on regardait ça d'où personne ne regarde jamais ?  

 

La boxe, justement, ne le quitte plus depuis 2009 : dix ans à suivre la carrière du boxeur Fabrice Aurieng, réunionnais devenu champion du monde. De cette amitié, naît en 2025 l'exposition Fight, un travail sur le courage et la dignité des boxeurs, loin des clichés de la boxe-spectacle.  

En 2020, en partenariat avec Jean-Christian Reybaud, il fonde Fly On Mars, poussé par une envie simple : partager l'intensité qu'il vit seul depuis des années en vol. L'offre devient la seule en France à proposer au grand public des vols en hélicoptère portes ouvertes.  Mer, terre, air, stade et ring : chaque terrain a nourri le suivant.

 

Roland Grunchec consacre aujourd'hui l'essentiel de son travail à une photographie d'auteur, où se rejoignent enfin le cartographe et le photographe . Son premier livre, Marseille vue du ciel (2026, avec Caroline Guiol aux éditions Hervé Chopin), réunit plus de cent vingt vues aériennes qui montrent la ville loin des cartes postales.

 

Son projet au long cours, Mare Omnium, étend cette archéologie du futur à l'ensemble des villes du pourtour méditerranéen, pensé comme un contrepoint à l'idée de frontière. Toujours la même obsession, depuis l'enfance : aller voir plus loin, et le rapporter. 

Expositions

FIGHT !

Galerie Patrick Reygade

MARSEILLE


MAI - JUIN 2025

Contact Me

rolandgrunchecphotography@gmail.com

T : +33 (0)6 18 64 49 61

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